Le PDC/NDT au secours des terres dégradées



« Mieux gérer les terres pour un meilleur rendement agricole et un écosystème durable »
Le Togo a lancé officiellement le 24 mars 2017,  son programme de définition des cibles nationales de neutralité en matière de dégradation des terres (PDC/NDT). Cet atelier organisé par le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières avec l’appui financier du Mécanisme Mondial (MM) a vu la participation des représentants des secteurs impliqués dans la gestion durable des terres. Le représentant du ministre, M. Boundjouw Sama a présidé aux travaux de l’atelier.
La gestion des terres est un facteur fondamental dans la lutte contre la pauvreté et le développement. Malheureusement au Togo, le problème de disponibilité en terres fertiles se pose avec acuité, selon les statistiques, 83% des terres cultivables sont de nos jours déclarées pauvres, aux plans physique et chimique. Le phénomène de dégradation des terres est devenu une préoccupation mondiale c’est pourquoi le Mécanisme Mondial (MM) de la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification (CNULCD) a établi un programme de définition des cibles volontaires de NDT, dans lequel tous les pays se retrouvent dont le Togo qui a adhéré au processus en juin 2016.
« La dégradation des terres est un problème qui préoccupe beaucoup, l’Etat togolais,  la  grande proportion des terres est déclarée pauvre, donc il y a nécessité de les restaurer. La gestion de la terre englobe tout un ensemble de services comme la sécurité alimentaire et la biodiversité» a dit  le consultant, Adjonou Kossi.
Ce programme vise à aider les pays à définir les cibles nationales de NDT et des mesures y afférents. En effet, l’objectif 15 des objectifs (ODD) du développement durable  vise en son point 15.3  à « protéger, restaurer et promouvoir l’utilisation durable des écosystèmes terrestres, la gestion durable des forêts et la lutte contre la désertification. Stopper et inverser la dégradation des terres et mettre fin à la perte de la biodiversité. Il permet également de maintenir la productivité des ressources terrestres, à soutenir les fonctions et services éco systémiques et à répondre ainsi aux besoins des générations actuelles et futures.
Au Togo, la dégradation  des terres se manifeste principalement à travers l’infertilité des sols, l’érosion éolienne, l’érosion hydrique. Sur les 3,6 millions d’hectares de terres cultivables sur l’ensemble du territoire, la superficie cultivée est évaluée seulement à 1,4 million d’hectares ce qui représente 41% de la superficie cultivable et 25% de la superficie totale du pays.